5| Communication, conscience et intentionnalité
Mars-juin 2024
[00:20:18] — Assia
Et considérez-vous ces gestes comme partie intégrante de la communication ?
[00:20:24] — Clarissa
Non.
[00:20:24] — Micheline
Non, ça dépend. Ça dépend des gestes.
[…]
[00:22:50] — Sophie
Pour moi ça fait pas partie intégrante de la communication dans le sens où justement c’est pas conscient. C’est-à-dire qu’il n’y a pas d’intention, enfin c’est pas une question de conscience, c’est qu’il n’y a pas d’intention quand je me gratte. Quand je me gratte l’oreille ou que… Il n’y a pas d’intention dans le message que je veux délivrer à la personne en face. Or, pour moi, la communication, c’est quand même la délivrance d’un message et la réception d’un message. Et donc, du coup, voilà, j’ai mis non. Je suis consciente que ça exprime quelque chose de moi. Mais pour moi, ce n’est pas une partie intégrante de ma communication parce que non intentionnelle.
[00:23:32] — Matteo
Du coup, c’est de la communication non intentionnelle, mais ça reste de la communication.
[00:23:36] — Sophie
Oui, mais pour moi, en fait, la communication, c’est forcément intentionnel.
[00:23:42] — Matteo
C’est intéressant ce truc de communication, parce qu’on peut dire “je communique”. C’est pas du tout ce que la communication ou ce qu’on communique aussi. Enfin, c’est-à-dire ce que mon corps communique par rapport à ce que je veux communiquer. Dans les deux phrases, dans les deux cas, il y a… Ah, c’est pas la même chose, mais il y a le verbe communiquer dans les deux. C’est-à-dire que…
[00:24:00] — Sophie
Mais ce n’est pas la même chose !
[00:24:01] — Matteo
Oui, bien sûr. Mais il y a une impression qui est communiquée, qui est véhiculée de toi, il y a…
[00:24:06] — Sophie
Mais t’es passif quand tu dis ce que je communique de moi. T’es dans une voie passive.
[00:24:11] — Matteo
Bon après, ton inconscient il reste actif d’une manière ou d’une autre, c’est juste. Une sorte de…
[00:24:20] — Élisa
Moi je trouve que c’est une manière de communiquer des choses que parfois tu n’arrives pas à exprimer. Moi je fais beaucoup de gestes quand je suis stressée ou mal à l’aise. Pour moi, il y a quand même une intentionnalité peut-être inconsciente, mais ça permet de montrer autre chose, quelque chose que je n’arrive pas à verbaliser ou un état dans lequel je suis.
[00:24:47] — Assia
Moi, je trouve ça très intéressant cet échange, parce que c’est un peu au cœur de ma problématique, justement, c’est que le terme communication a plein de définitions, plein de sens, et il peut être la voie passive ou active, justement, et donc ça dépend de comment on prend la définition. En général, dans la neurotypicalité, pour le cerveau un peu normal, la communication, justement, c’est faire passer un message à une autre personne. Et c’est pour ça que je vous en parle, par exemple, une personne autiste profonde qui ne parle pas, on dit qu’elle est non communicative. Alors qu’on va avoir des artistes autistes, comme Mel Baggs, dont je parle dans mon mémoire — c’est pour ça que je vous en parle — qui a fait une œuvre vidéo dans laquelle elle montre ses rituels de stimulation. Elle va renifler des livres, elle va chanter, elle va bouger dans l’espace, elle va faire des choses un peu… Voilà, tout ce qu’on peut imaginer un peu stéréotypé d’une personne autiste qui ne parle pas, et elle va expliquer que quand elle fait ça, elle communique, mais elle ne communique pas ce que la personne neurotypique attend d’elle, mais elle communique tous les stimuli qui lui passent autour dans son environnement. Elle communique les stimuli de son environnement et la différence c’est qu’une personne neurotypique va filtrer l’information et ne rendre que ce qu’elle souhaite communiquer, alors qu’une personne autiste ne va pas nécessairement filtrer l’information, ou pas de la même manière, et donc elle va rendre l’information d’une manière qu’on ne comprend pas.
[00:26:25] — Sophie
Mais il y a une intention. Dans ce que dit cette artiste, elle a une forme de conscience de ce qu’elle fait pour échanger avec les autres. Ce n’est pas une manière traditionnelle d’échanger, mais il y a une intention d’échanger. Donc pour moi, ce n’est pas tout à fait la même chose que d’être dans des gestes.
[00:26:48] — Assia
Sauf que comment on définit l’intention ? C’est compliqué, j’ai d’ailleurs pas toutes les réponses. Donc la grande question derrière la communication ça va être, est-ce qu’il y a une intention ? Est-ce que cette intention est importante et comment on va la définir ? Et comme disait Élisa, peut-être que parfois il y a une intention qui nous est inconsciente. Et c’est justement pour ça que je m’intéresse aux gestes d’autostimulation qui vont être inconscients, parce que c’est là, à mon avis, qu’on peut trouver… C’est là qu’il y a un peu le nœud et le point de l’intention inconsciente. Et du coup, en observant ce genre de gestes, on peut commencer à avoir un imaginaire autour de ces questions-là.
Extrait d’entretien, bâtiment de recherche nord du Campus Condorcet à Aubervilliers, le 9 mars 2024
Archive Ateliers Cueillettes de gestes
Compilation d’images en mouvement issues des ateliers menés lors des deux années de conception de ce mémoire. On y voit des extraits sans son des personnes assises en duo, se regardant ou en train de parler en groupe ; chaque séquence se focalise sur leurs gestes conscients comme inconscients.
Crédits : Assia Musitelli Chabane
Proposé par l'auteurice en 2024
Sur la question de l’intentionnalité dans la communication qu’a relevée Élisa lors de l’entretien en groupe : « Par le passé, certains pensaient que les éléments essentiels de la communication étaient l’existence d’un code et l’intention de communiquer un message donné dans ce code, mais il semble aujourd’hui que cette position rigide soit dépassée » (Ricci Bitti 1984).
Aujourd’hui, l’analyse des situations d’interaction tend à prendre en compte la diversité des configurations possibles et à examiner les différents paramètres en jeu. Ainsi, l’émetteurice peut avoir l’intention explicite de communiquer, tout en étant conscient de mobiliser non seulement le code linguistique, mais également un ensemble d’éléments posturaux, gestes et mimiques. L’interaction peut dès lors se décliner selon plusieurs configurations : l’émetteurice peut être consciente ou non de son comportement, avoir ou non l’intention de communiquer et ses manifestations non verbales peuvent produire du sens indépendamment de sa conscience ou de son intention. En outre, la signification attribuée par l’émetteurice à un geste au moment de la transmission (signification à la transmission) peut différer de celle qui est effectivement reçue et interprétée par le destinataire (signification à la réception)Dès le début du XXe siècle, Wundt (1900), dans Völkerpsychologie, souligne que les gestes expressifs possèdent une signification moins stabilisée que les signes linguistiques conventionnels, ce qui ouvre la possibilité de variations interprétatives et de malentendus.↩︎.
Je suis passée par la forme du questionnaire pour recueillir la première réaction face à des termes volontairement laissés ambigus par l’absence de définition. Cela a permis d’ouvrir la discussion autour de ces questions avec quelques volontaires, pour mieux cerner ce qui se trouve au cœur de la problématique, les points de vue, expériences et a priori diversifiés de chaque personne présente. Je soulignerais l’importance d’avoir un tel objet intellectuel mais également physique. La récolte de données devient tangible, les volontaires ont un petit rectangle fini sur lequel focaliser leur attention et cela permet de mieux comparer les annotations, style d’écriture, termes employés, etc., qui sont également des sources présentant un intérêt certain. Ce questionnaire est avant tout une interrogation sur la norme. Celle-ci est personnifiée dans ce dispositif du questionnaire qui est une entrée vers la cueillette de gestes.
Figure 5.2. Photographie d’un questionnaire recto verso complété lors d’un atelier de cueillette de gestes. Autrice : Assia Musitelli Chabane, 2024
La question qui surgit du questionnaire de cueillette de gestes est celle du point de vue et de la réflexivité ; ici la réflexivité renvoie à un retour sur soi, à une mise en relation de soi avec soi-même (Carnus et Mias 2013, 269‑72), notamment lorsque je demande de rendre compte de ses propres gestes d’autostimulation. Comment prendre conscience des gestes qui nous échappent ? Est-ce nécessairement le regard de l’autre qui nous rend conscients de ces gestes ou peut-on avoir un regard sur soi ? Et, finalement, est-il important d’avoir ce regard réflexif ? À la question « ces gestes font-ils partie de la communication », il y a deux types de réactions qui ressortent le plus : le « oui » ferme et le « non » qui se transforme en oui après discussion et exposition de ses réponses. En effet, on peut voir le stimming directement comme une extension de la parole ou une autre façon de communiquer (Baggs 2007). Cependant, on peut aussi pointer le fait que ces gestes ont rapport à la stimulation, donc un mouvement de l’extérieur (notre environnement) vers soi et non à la communication, qui serait un mouvement de soi vers les autres. Alors le stimming ne serait-il pas en lien avec la communication ? Pourtant, le fait de réagir aux stimulations du monde qui nous entoure (les personnes avec qui nous sociabilisons en faisant partie) est une communication. Nous ne sommes pas simples receveurses d’informations sensorielles, nous en sommes les communicants, la preuve en est dans l’existence même de ces gestes.
L’être humain saisit le monde extérieur et l’incorpore […] pour coïncider avec les actions qui proviennent de son environnement. Et, par un effet du vivant, quasi physique, l’être humain va gestualiser ce qui lui a été infligé. […] Cette grande force contraignante, nous l’avons dès que nous nous éveillons à la vie. (Cerclet 2014)
Le geste est un témoignage important d’une personne dans son environnement extérieur et intérieur, il fait partie intégrante de la communication et prend toute sa valeur dans le fait qu’il peut confirmer autant que trahir le verbe. Par ailleurs, si l’on explicite le rapport monde intérieur/monde extérieur, on obtient un schéma de plus en plus complexe lorsque l’on tente de le répéter pour reproduire un semblant de réalité.
Figure 5.3. « Stimulation. Communication. » Série de cinq schémas désignant les rapports entre stimulation et communication, dans un système de plus en plus large et complexe. Autrice : Assia Musitelli Chabane, 2023
L’artiste Mike Kelley effectue en 1978 avec My Space, un travail qui résonne avec ce principe et se rapproche accidentellement de ce schéma que j’ai pensé en 2023. Dans cette performance et le diagramme qu’il en resteMy Space se traduit par « mon espace ». Voir l’œuvre : https://mikekelleyfoundation.org/artwork/diagram-for-my-space-performance↩︎, Mike Kelley définit son espace comme celui dans lequel son comportement n’est pas influencé par un autre être vivant, tel qu’une plante verte (l’exemple utilisé par l’artiste).
If my behavior can affect plants/plants can influence my behavior. [Si mon comportement peut affecter des plantes, des plantes peuvent affecter mon comportement.] Mike Kelly cité dans (Armstrong 1979)
L’artiste définit dans son œuvre des « sphères d’influences » comme étant la zone de l’espace qu’il peut physiquement occuper en même temps et qui représente une mesure précise basée sur son corps : « elle correspond à la distance qui sépare ma tête debout de ma tête couchée, ou à un cercle dont le diamètre est égal à deux fois ma taille. » Une mesure de l’espace basée sur le corps, une sphère liant terre et ciel entre deux vivants, pouvant rappeler des schémas de pensées plus ésotériques ou alchimistes tels que l’Homme de Vitruve dessiné par Léonard de VinciVoir l’œuvre : https://www.arte.it/foto/orig/07/55039-Da_Vinci_Vitruve.jpg↩︎. Il ne s’agit cependant pas là de trouver le corps aux proportions idéales mais de déterminer une réalité d’espace d’interaction, voire de sociabilité, (in)volontaire.
Lorsque je croise ce diagramme par hasard lors d’une visite impromptue à la Bourse de Commerce de Paris – Pinault Collection, le lien avec mes théories actuelles me semble évident. Je dois cependant avouer que la seule ressource à laquelle j’ai accès vis-à-vis de la performance My Space est ce diagramme : aucune trace de ce à quoi ressemblait l’œuvre en action, à part pour quelques bribes descriptives dans des articles de revues d’art.
Heureusement pour moi, l’essence du propos semble être résumée dans ce diagramme et, ainsi, plutôt que d’étaler une analyse comparative de la performance de Kelley, je me permettrais d’étendre par moi-même cette œuvre dans un nouvel horizon fictif et à mon goût.
Je propose alors un nouveau protocole pour définir et dessiner son espace, dénué de l’influence de tout autre être vivant, en m’inspirant du travail de Kelley sur le sujet et en questionnant les lacunes que la nature éphémère du médium laisse joyeusement apparaître.
Protocole d’évaluation de son espace propre
Promenez-vous dans la pièce puis arrêtez-vous en face d’un être vivant de votre choix (plante, animal, autre être humain, etc.).
Prenez le temps de l’examiner, d’en faire le tour, ne vous approchez jamais à une distance plus réduite que le diamètre de votre tête. Si cette distance a été dépassée, replacez-vous en conséquence.
La circonférence du cercle entourant l’être sur une distance égale au diamètre de votre tête représente l’espace propre de cet être.
Dessinez une demi-sphère avec votre corps, celle-ci fait la hauteur de votre corps jusqu’au haut de votre tête en position debout et la largeur de votre corps jusqu’au haut de votre tête en position allongée.
Une fois la sphère visualisée, marchez le long du cercle ainsi créé.
Ceci est l’espace d’interaction entre l’être et vous.
Vous pouvez désormais définir votre espace propre, c’est-à-dire l’espace qui n’est pas troublé par un autre être.
Prenez le temps de trouver au moins un mot pour définir cet espace, est-il étroit ? spacieux ? convenable ? inconfortable ?
Concentrez-vous sur l’espace des sphères d’interaction dessinées un peu plus tôt. Faites le tour de cet espace ; trouvez quelques termes pour décrire ces sphères d’interactions et leurs interactions, réelles ou possibles.
Dans cet espace, définissez maintenant vos points de force, interstices dans lesquels vous avez ou pensez avoir plus d’influence sur l’autre que l’autre n’a d’influence sur vous.
Conscientiser sa place dans l’espace, ou l’influence d’une coccinelle
Ce protocole a été expérimenté pour la première fois en extérieur, le 21 mars 2024, sur un carré de pelouse du Campus Condorcet avec une dizaine de personnes du master ArTeC.
Le lieu modifie beaucoup le résultat de l’expérience : si l’expérimentation avait pris place dans une salle de classe, les seuls êtres vivants auraient été les autres volontaires. Ici, seule une personne a choisi un autre être humain comme objet de focalisation pour cette performance. Les autres ont choisi des fleurs, un arbre voire une coccinelle.
À l’énoncé de la première phrase, plusieurs volontaires ont eu le réflexe de s’approcher beaucoup ou de toucher l’être vivant, s’en est suivi un mouvement de recul, une sensation presque malaisante à l’annonce suivante : il ne faut surtout pas s’en approcher à une distance plus réduite que le diamètre de sa tête.
L’énoncé du protocole étant assez complexe et découvert en même temps que sa mise en action par les volontaires, chaque phrase est déclarée deux fois, avec la possibilité de demander des précisions si nécessaire ; mais, surtout, avec l’obligation d’agir selon ce que l’on a compris de l’énoncé sans craindre de trop mal faire. Après tout, ce n’était qu’un premier test d’activation de ce protocole.
Cela a mené à des interactions muettes entre les personnes, qui se regardaient lorsqu’il y avait hésitation sur la marche à suivre pour ainsi se caler plus ou moins sur un mouvement commun au groupe.
Lors de ce premier test du protocole, nous étions sortis de l’environnement étouffant de la salle de classe que nous occupions déjà depuis deux heures pour profiter du soleil : ce contexte semble avoir influé sur la réception du protocole et les réponses à celui-ci étaient teintées d’un regard positif.
Ainsi, dans les réponses données, plusieurs qualifiaient leur espace propre de convenable ou confortable. Une autre personne a fait la remarque qu’il était quasi impossible de désigner un espace propre dans cet endroit si l’on prenait en compte chaque brin d’herbe, par exemple. Là est tout le paradoxe que la démarche met en avant. Avons-nous un espace qui nous est propre du moment où l’on se trouve dans un environnement avec d’autres vivants ?
Je me suis alors demandé à quoi ressemblerait le plan des sphères d’interaction dans mon appartement à un instant T. Cet exercice permet la conscientisation de mon espace et ses dynamiques, de la place que j’occupe et de ce qui occupe mon espace. Un exercice aussi anxiogène qu’éclairant.
Les sphères d’interactions ressortaient cet après-midi du 21 mars comme des espaces de possibilités, de fluctuations. L’interaction étant une « action réciproque qu’exercent entre eux des êtres, des personnes et des groupes »Définition du terme en psychologie et sociologie selon le CNRTL : https://www.cnrtl.fr/definition/interaction↩︎. Les sphères d’interactions sont essentiellement des lieux dans lesquels des changements s’opèrent d’un être vers l’autre et vice versa.
Enfin, au sujet des points de force, les personnes étaient hésitantes dans leur réponse. La plupart se sentaient supérieures au sujet choisi car celui-ci était à la merci de l’être humain par une petite taille ou une nature gracile ou étant dénué de moyens de défense. Un pissenlit peut facilement être écrasé ou arraché par un être humain qui le surplombe ; en le surplombant, même sans vouloir agir sur la plante, ce dernier, par sa taille, lui fait de l’ombre. La participante qui avait choisi la coccinelle s’est demandé de quelle façon elle pourrait renverser la balance de pouvoir dans sa relation avec l’insecte. En s’allongeant près d’elle, elle lui laissait la possibilité de grimper sur elle, la petite coccinelle pourrait ainsi la surplomber, mais cela n’arriverait que si l’être humaine accepte de se laisser terrasser par la coccinelle.
Quant à celui qui avait choisi une autre personne pour cette expérience, il a exprimé d’une part, un peu par humilité, ne pas se sentir en supériorité face à une autre personne, qui plus est, la coordinatrice de notre groupe (que l’on renvoie donc automatiquement à un imaginaire hiérarchique bien défini). D’autre part, il affirme tout de même avoir le sentiment d’une plus grande influence sur l’autre à l’instant T car c’est lui qui l’avait choisie comme objet d’étude pour ce protocole ; cependant, cette influence n’est pas vraiment tangible en dehors de son esprit à lui, la personne n’étant pas sûre au moment de l’expérience d’être le sujet de l’autre.
Il est désormais intéressant d’imaginer l’expérience dans d’autres contextes, par exemple en interaction avec le public, peut-on faire la mesure de son espace propre dans la rue, dans le métro ou même sur scène ? Ou bien dans un white cube typique des galeries d’art ?
Définition du white cube
Un white cube [cube ou espace blanc] est un environnement clos et neutre, souvent sans fenêtres, constitué de murs blancs et d’une lumière limitant la projection d’ombre. Conceptualisé dans les années 1970 comme une façon de valoriser l’art contemporain, le white cube s’est démocratisé à travers le monde dans les espaces d’exposition.
Proposé par l'auteurice en mars 2026
Quels seraient alors les sujets choisis ? Quels seraient les éléments perturbateurs, sur lesquels on ne se focalise pas mais dont la présence est bien réelle dans l’espace ? Comment décririons-nous les zones d’interactions et notre espace propre ? Comment définirions-nous les rapports de force dans ces interactions ? Quel serait le mot d’ordre général sur l’expérience dans ces configurations différentes ?